AVENTURE EN CATALOGNE. 4

Publié le par Sonia Gruchy

Suivant un chemin sinueux dérobé, elle s’était aventurée vers cet endroit discret d’ou les voix fusaient.A pas de velours, comme une louve traquant une faible proie, elle s’était rapproché du groupe jusqu’à entendre leur conversation.
Parlant couramment l’espagnol , elle n’avait eu aucune difficulté à comprendre que chacun d’entre eux allait se séparer individuellement .A l’abris des regards , dans l’ombre d’un arbuste arborescent, elle s’était camouflée pour attendre le moment judicieux de son intrusion.L’audace de la situation avait fait monter d’un cran le désir naissant qui l’envahissait ,de séduire Paco.Guettant le moindre bruit de pas dans l’attente de l’approche, elle savourait le silence environnant à peine troublé par des conversations lointaines et diffuses.L’odeur de tabac blond avait alors attiré son attention et c’est l’instant qu’elle avait choisi pour s’avancer dans la pénombre de cette nuit à peine éclairée par une lune voilée.Sous la voûte de pierre il était apparu ,grande silhouette masculine ,une Marlboro entre les doigts,un peu surpris par cette intruse qui lui barrait le chemin !
Sans aucune gêne elle l’avait abordé ,le félicitant pour la prestation de son spectacle.La difficulté de la différence de langue ne représentant aucune barrière à leur dialogue , il s’était laissé séduire  et s’éloignant de la bâtisse, ils avaient poursuivi leur discussion dans une ambiance très romantique.L’imaginaire de Juliette l’avait transposé dans le scénario de « Carmen »,elle se serait voulue gitane pour mieux séduire le bel hispanique dans l’instant.Très agréable , il ne paraissait pour autant pas enclin à succomber à ses charmes.
Juliette, toujours très tactile dans ses approches masculines avait tenté une accolade de son bras sous le sien, comme pour une promenade dans un jardin sévillan .Il avait accepté !
Empruntant un chemin pavé au pied du mur d’enceinte, ils s’étaient dirigés vers la sortie pour enfin se séparer après cette courte promenade.  Juliette, lui déposant un doux baiser sur la joue en guise d’adieux, il avait alors rapproché l’étreinte en l’enlaçant par la taille.  Délicieuse étreinte !
La plaquant contre son corps, dans une fougue exacerbée, il lui avait volé un léger baiser, collant ses lèvres contre les siennes, que Juliette lui avait rendu avec une passion ardente.
Dans une pulsion des plus troublantes ,la prenant par la main, il l’avait alors ,légèrement à l’abris des regards plaque contre le mur de pierre.Au contact de  la fraîcheur du mur sur sa peau, Juliette avait été parcouru de légers frissons, désir et frilosité mêlés.
Toujours en proie à ses rêves d’étreintes passagères, elle avait alors dirigé les mains de Paco sous l’ouverture de sa jupe, jusqu’à l’orée de son pubis exempt de toutes lingeries futiles.Le désir les avait bousculé comme dans l’urgence de leur étreinte.Le timide Paco s’était soudain fait audacieux,fouillant son sexe de ses doigts, arrêtant quelques caresses sur le fruit dur de son paisir.Juliette gourmande de caresses ,impudique , effronté pour plus de plaisir ressentir,sur ses seins lourds par le désir excité avaient posé ses doigts agiles.Entre tortures douloureuses sur ses tétons arrogants et frôlements tout en douceur, elle jouissait sous les prouesses de son amant fugace et de ses propres audaces.Quand son plaisir se fit intense, renversant sa tête en arrière ,elle aperçut juste à l’oblique le regard perdu et éperdu de son mari .
Loin de confondre Juliette, cette situation embarrassante l’avait poussé plus loin dans ses désirs interdits.Sous le regard teinté de lubricité de Stéphane, elle avait entraîné Paco vers un banc de pierre tout proche à la lumière d’un réverbère à peine lumineux
Débarrassant de son carcan le sexe bandant de Paco, elle avait relevé sa jupe face à Stéphane, lui dévoilant la rondeur généreuse de sa croupe.
Dans l’impudeur de son désir, chevauchant son chevalier servant, donnant mouvance à son bassin pour une possession totale, elle s’était laissée aller effrontément dans une extase psychédélique, pour son plaisir et pour celui de son mari que la scène excitait
.Sous un plaisir aussi intense, par ce trio infernal improvisé, ses reins cambrés, ses seins tendus tout en elle, était un véritable appel à la luxure.Paco, malmené pour son plaisir, par cette cavalière démoniaque n’avait pu résisté à ces assauts, dans un cri rauque et plaintif avait joui sur le bas ventre de Juliette.
Il l’avait alors enlacé éperdument, luiavaitdonné quelques baisers et sur ses seins et sur son coup ne se doutant pas un seul instant, que le mari était présent.Mais Stéphane s’était éclipsé, une pudeur complice sûrement avec cette femme qu’il aimait, et qui avec ou sans lui, lui procurait tant de plaisir.
Les espagnols sont endurants, et Paco ne voulait pas se limiter à une seule étreinte, mais Juliette comme une voleuse de plaisir s’était enfui pour rejoindre l’homme qu’elle aimait, le laissant là désorienté.  Lui donnant un dernier baiser du bout des lèvres, il lui avait alors murmuré en français
« Tu es très belle dans le plaisir »
Juliette sans une once de remords avait rejoint l’assistance encore présente, reprenant sa place à table à coté de son mari.Pour l’accueillir, il lui avait juste donné un baiser et un sourire en gage de leur complicité !
Ils n’en reparlèrent jamais.
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