RENDEZ VOUS. (FIN)

Publié le par Sonia Gruchy

Juliette sent Marco très attirée par la femme séduisante qui lui fait face et telle une enfant en proie à des caprices et le saisit par la main et l’attire à lui en direction de l’ascenseur pour rejoindre les étages.
« Quel étage lui demande t-elle avec désinvolture, comme une invitation à l’adultère
-Quatrième, puis je te conduis, laisse toi mener dans cette danse qui nous séduit »
Une porte, une chambre très coquette les accueille pour une relation improvisée.
Marco est un garçon très doux ,très câlin et c’est avec beaucoup de délicatesse qu’il entreprend Juliette par des baisers déposés sur sa nuque , à la base de son cou si joliment dévoilé par une coupe courte récemment sculptée.Suavité et tendresse, comme prémonitoires d’une étreinte toute en douceur procurent à Juliette ces frissons de peau identiques à des volutes bleutées que seuls les amants désireux peuvent provoquer.Lui dénudant , tour à tour , une épaule , puis l’autre ,il dessine de ses lèvres sur cette peau si douce et parfumée,un véritable sentier de baisers plus sucrés les uns que les autres.En cet instant elle se sent comme une jeune pucelle découverte par son premier amant.Elle en frémit ses yeux déclinent,le reflet de son regard très vert prend des teintes plus effacés sous le désir procuré.Il lui chuchote des mots à l’oreille,de ceux qu’une femme désirerait plus souvent entendre.Elle la femme passionnée,prend des allures de demoiselle à la naissance du printemps !
Avec toujours autant de douceur , il la délivre de sa robe légère,Juliette en rosit.Posant ses mains sur ses hanches rondes ,il continue sa découverte le long de ses cuisses,elle le regarde ainsi se dévoiler à lui.Juste vêtue de sa lingerie ,elle se sent comme une proie fragile offerte aux audaces bienveillantes d’un amant.Elle savoure l’instant avec beaucoup de plaisir, peu habituée à autant de délicatesse.Ses sous vêtements sont la seule parade qui lui reste face à cet homme qui la séduit.Les dernières barrières à sa nudité , il fait voler avec une dextérité particulière.Du nu de ses seins à la cambrure de ses reins il la regarde ,il la dévore son regard noir teinté d’une brillance indécente et libertine !
« Caresse toi Juliette, caresse toi pour moi, j’aime ton sexe aussi lisse qu’un fruit à devorer.Donne moi ce plaisir malsain de te regarder »
Juliette n’est plus elle-même, elle défaille sous cette prière !  Toujours gourmandes de caresses amères des amours passagères, elle s’exécute pour le plaisir de Marco et pour le sien.marco a su, en quelques baisers, la conduire docilement où il voulait la mener.Elle d’habitude si dominatrice....
Mais il la stoppe dans ses plaisirs et la mène jusqu’au lit et l’allonge pour mieux découvrir ce fruit interdit qui le séduit.Des lèvres pulpeuse, une langue experte entre ses cuisses s’aventurent et lui procurent ce plaisir divin que seules procurent les bouches gourmandes.
Son désir soudain de la pénétrer lui fait enlever à la hâte chacun de ses vêtements.En un instant il la retourne, la positionne à quatre pattes face à la porte entrebaillée.Juliette sent le sexe de Marco qui cherche une route dans cette source sucrée salée, elle défaille, cette approche la comble de désir.Pour une offre totale de son corps elle se caresse habilement dans une mouvance torride sous les assauts de son amant.
Dans l’embrasure de la porte une silhouette féminine pousse doucement la porte et avance prudemment.La belle brune aux yeux d’ébène les regarde s’aimer violemment en se prodiguant des caresses solitaires sous les yeux des deux amants.Une folie envahit Marco comme possédé par les deux femmes et Juliette le regard effronté envoie tout son plaisir au visage de cette secrète libertine, une revanche bien légitime de cet affront bien interdit et pourtant si délicieux.
Le cul rebond, les reins cambrés, Juliette accueille avec un plaisir indescriptible cette fière lance qui la pénètre et qu’elle ne veut qu’a elle.Elle use et abuse de l’élégance de son corps pour faire jouir et son amant et la latine dans un orgasme conjugué.Marco jouit, Marco délire, en Juliette il déverse tout son plaisir, tout son désir pour ces deux femmes !
La jouissance défaille, elle s’assourdit, une passionnelle étreinte traduit l’après de cette extase.
Juste un regard vers la porte fermée, la femme racée a disparu, laissant juste la trace d’une fragrance de patchouli !
Juliette l’instant d’après joue la belle indifférente sous le regard incendié de Marco .Elle se lève, il la regarde se remaquiller sur les accords de ses silences.Elle ne porte rien que son parfum et l’odeur de l’amour qu’elle vient de lui voler.Il la désire encore et encore cette femme qui lui transmet un désir codé par sa démarche doucement féline, par son regard, comme un aveu.
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